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elles étaient réduites au minimum, il y avait les parties de taraud,
de poker, mettant en jeu des cigarettes qui nous étaient attribuées
au nombre de 8 paquets par mois, les fameuses "troupes",
- il
y avait bien une bibliothèque avec quelques livres,
- il y avait
aussi la radio, nous écoutions Georges de CAUNE qui s'était retiré
sur une île déserte du Pacifique avec son chien, le jeu des mille
francs, je crois avec Henri GENES,
- le dimanche, bronzette dans cette
enceinte circulaire située à l'arrière où se trouvait
la pièce d'artillerie de 20 mm, les fameuses barbettes,
- quelques
uns s'amusaient avec les mulets en grand nombre autour des pontons,
- le
soir, il était possible de sortir, l'été à la plage
au Mourillon, le cinéma en ville,
- de l'autre bord du ponton, s'était
amarrée, une "suceuse", la Marie Salope, elle aspirait la vase
dans la rade, de retour à quai le soir, ses cales étaient remplies
de terre boueuse. Nous avons fouillé cette vase, pour ma part j'y ai trouvé
plusieurs pièces de monnaie dont une datant de 1643, plusieurs autres,
mais trop usées pour pouvoir les dater. Il parait, que certains ont trouvé
des pièces en or. Ce bateau est parti ensuite du côté de Caen
dans le Calvados, j'ai appris par la presse quelques années plus tard,
qu'en remontant une mine, celle ci avait explosé, faisant plusieurs victimes
parmi l'équipage,
- il nous est arrivé à cours d'idée,
de jouer aux cartes, le perdant devait boire un verre d'eau, les gros verres de
25 cl, au delà de 4 à 5 verres, il fallait aller au lit, une boule
sur le ventre. D'autres fois, après le repas du soir, toujours en jouant
aux cartes ou aux dés, il fallait manger ce que les collègues "ordonnaient",:
moutarde, oignon (difficile à croquer comme une pomme), pastille pour aller
à la selle... |
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